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Jeune Diplômée

Une jeune diplômée cherche le job de ses rêves.
Attends, c'est quoi déjà ? Ah oui, elle cherche encore.

Billets comportant le tag CDI

Jui 10

Victoire

Chers lecteurs,

On dirait bien que j’ai trouvé le job de mes rêves ! J’ai commencé il y a quelques jours dans un nouvel open space plutôt chouette.

Juste un mot pour vous dire que ce process de recrutement m’a paru incroyablement simple et plaisant (oui on peut kiffer ses entretiens, c’est rare mais ça arrive). En 2 semaines j’avais rencontré 3 personnes et reçu une proposition. Et là, petit message aux recruteurs : oui on peut réussir un recrutement si rapidement, il suffit de savoir ce qu’on cherche. Pas la peine de passer 2 heures en entretien avec le candidat pour savoir si ça va marcher ou pas (2 heures c’est long et chiant pour tout le monde). Le CV en dit déjà long sur la personne et son expérience. Pas besoin de faire une interrogation écrite sur le thème “est-ce que tu connais bien tous nos métiers ?” mais plutôt tester le potentiel et l’envie du candidat.

J’ai compté le nombre de candidatures que j’ai envoyées depuis janvier, en les comparant aux stats de mon 1er chômage, ça donne ça :

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Morale de l’histoire : savoir ce qu’on veut (= se poser les bonnes questions) et cibler sa recherche, ça marche aussi. Pas la peine d’envoyer des CV à toute la France.

Je vous laisse, faut que j’aille me désinscrire de toutes les alertes emploi auxquelles je m’étais abonnée.

Le blog s’arrête ici, mais je ferai sûrement un nouveau billet dans quelques mois sur le thème “mon job est trop cool”.

<3

JD


Fév 11

Comment avoir des vacances

Quand tu étais étudiante, les choses étaient simples : tu avais plein de vacances, comme depuis ton entrée à l’école maternelle. A la Toussaint, à Noël, en février, à Pâques et pendant les 2 mois d’été. C’était immuable, c’était la glandouille, tu ne pensais pas qu’un jour ça s’arrêterait.

Et puis tu es devenue salariée, et là c’est le drame : tu as 5 semaines de congés payés (quoi ?? QUE 5 semaines ?) et avant de les prendre il faut que tu demandes l’accord de ton N+1, l’humiliation suprême.

Certes, il y a les RTT pour rallonger quelques week-ends, mais ça ne remplace pas les vraies vacances, celles qui sont tellement longues que tu as l’impression qu’elles ne finiront jamais.

Tu en arrives à cette conclusion tragique : pour voir de grosses vacances, tu n’as que deux possibilités :

  • Travailler beaucoup (et accumuler suffisamment de congés payés)
  • Travailler très peu (autrement dit être au chômage)

Heureusement ton dernier employeur t’a permis de réaliser ton rêve : prendre des congés payés de longue durée, autrement dit toucher les allocations chômage. Ça semble être un bon programme ! Alors oui, c’est mal de profiter du système, ça va creuser le trou de la sécu, l’état va faire faillite, bla bla bla. Et ben ouais. Après tout, tu as cotisé, tu ne les as pas volées ces allocs ! Tu comptes bien en profiter pour prendre le temps de trouver le prochain job de tes rêves.

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Jan 20

Le dernier jour

C’est arrivé plus vite que tu le pensais : c’est déjà ton dernier jour de CDI. Au final ça ressemble à ton dernier jour de stage (il y a fort fort longtemps) : tu vas dire au revoir à tout le monde et tout le monde te diras à quel point tu es géniale et à quel point tu vas leur manquer. C’est un peu comme regarder les gens te pleurer à ton enterrement, mais en moins triste. Profites-en : c’est à peu près le seul moment dans ta carrière où tes collègues te disent qu’ils t’aiment.

Tant de bons sentiments, ça te passe l’envie de faire n’importe quoi. Tu avais pensé insulter ton boss. Ou simplement faire un truc débile comme dans la pub Loto pour immortaliser l’instant. Mais tu n’as pas gagné au Loto, aucune raison de fanfaronner.

Tu ranges tranquillement tes affaires. Tu fermes ta boîte mail. Tu rends ton PC et ton badge. Tu quittes le bureau en éteignant la lumière. Et c’est fini. C’était ton 1er CDI.

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Oct 10

La révolution

Le constat est unanime : les collègues et toi, vous trouvez qu’il y a une ambiance de merde. Une fois que c’est dit, une question : qu’est-ce qu’on fait ? On va pas rester là, assis derrière son PC, à se faire traiter comme un esclave. On vaut mieux que ça. On décide de monter un plan d’action : comment faire la révolution au bureau ?

Étape 1 : s’assurer qu’une majorité veut renverser le pouvoir.

Étape 2 : manœuvrer en sous-marin pour que la hiérarchie continue à ne se douter de rien (ou continue à faire semblant que tout va bien dans le meilleur des mondes possibles).

Étape 3 : décider ce qu’on veut. Avoir plus de responsabilités, participer aux décisions de la boîte, faire virer le patron par le patron d’au-dessus, ou simplement faire changer la déco (parce qu’il est trop moche cet open space).

Étape 4 : répartir les tâches. Qui sera le leader de la contestation ? Qui couvre qui pour pas qu’on vous vire ?

Étape 5 : désigner une victime. Il ne faut pas se leurrer, tout le monde ne sortira pas indemne de cette révolution. Il faut sacrifier quelqu’un. Alors c’est comme sur le Titanic : les femmes et les enfants d’abord (first in, first out).

Étape 6 : le jour J. Tes collègues et toi vous passez à l’assaut : un laxatif dans le café du patron.

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mai 4

Auto-débat

  • Chers lecteurs,
  • Jeune Diplômée reprend du service pour une journée, le temps d'un billet sur le thème "pour ou contre changer de job ?".
  • Bonne lecture.
  • JD
  • Pour : Je déteste mon boss.
  • Contre : Ce serait con de démissionner avant de profiter de ses congés payés.
  • Pour : Il existe forcément un métier qui consiste en autre chose que faire des tableaux croisés dynamiques sur Excel.
  • Contre : J’ai un collègue sympa. Un seul, mais c’est déjà pas mal.
  • Pour : Mes cartes de visites sont vraiment trop laides.
  • Contre : Depuis le temps que je travaille là, on va peut-être finir par m’augmenter.
  • Pour : De toute façon mon voisin d'open space ne connaît toujours pas mon prénom. Depuis 10 mois il m’appelle Julie. Moi c’est Alice.
  • Contre : La cantine est vraiment pas chère.
  • Pour : Il y a plusieurs sièges sociaux dans le quartier. Celui d’en face a l’air vraiment mieux.
  • Contre : Je vais attendre qu’ils me virent.
  • Pour : Le café n’est même pas gratuit au bureau.
  • Contre : Je connais enfin mon numéro de téléphone professionnel par cœur.
  • Pour : Je ne suis pas indispensable à ma boîte.
  • Contre : Le bureau n’est pas loin de chez moi.
  • Pour : Les cadeaux du CE sont trop pourris.
  • Contre : Je croule sous le boulot mais on m’a promis que j’aurai un stagiaire.
  • Pour : Une fille de la boîte a démissionné. Ça prouve que c’est pas si compliqué.
  • Contre : Je n'ai pas de plan B, de job de secours, ni d'héritage en vue.
  • Pour : J’aurai un pot de départ et des cadeaux.
  • Contre : Il y a déjà 3 millions de chômeurs, pas la peine d'en rajouter.
  • Pour : En tant que digne représentante de la génération Y, je n'étais même pas censée garder un job plus de 6 mois.

Oct 27

Le nouveau

Ça a commencé par une rumeur dans ta boîte : il paraît qu’il va y avoir un nouveau. Tu as vu tes collègues chercher un bureau et un PC en prévision de de son arrivée. On a murmuré un prénom.

Et puis un jour il a débarqué dans ton bureau, suivant de près la DRH qui lui faisait faire le tour de l’entreprise : “je te présente machin”.

Il était là, tout grand, tout maigre, dans son costard-cravate. Il souriait bêtement. Tu as souri aussi (avoir l’air sympa et accueillante, pour ne pas qu’il se doute que tu détestes cette boîte), dit un truc navrant du style “bienvenue” et rougi un peu.

Tu as voulu lui dire tout ce que tu aurais aimé savoir à ton arrivée : comment se repérer dans le dédale des couloirs, qui sont les gentils collègues et qui sont les cons, où est l’escalier de service (pour quand l’ascenseur est en panne), etc.

Mais non, tu n’as rien dit. Tu as juste souhaité, en ton for intérieur, qu’il se plaise plus que toi dans cette entreprise, qu’il y trouve sa place, qu’il s’y sente bien.

Et puis tu t’es souvenue : il y a un mois, la nouvelle c’était toi. Tu as l’impression que rien n’a bougé d’un pouce : toi aussi tu es là, grande, maigre, timide, mais sans le costard.

             


Oct 26

Merci Martine

Sur ta fiche de paie, tout en bas, après des dizaines de lignes de cotisations sociales incompréhensibles, tu as lu “solde RTT : 0,50”.

Tu n’en croyais pas tes yeux : tu avais droit à des RTT. D’un mois de travail naissait automatiquement une demi-journée de RTT. D’ici quelques mois tu aurais aussi droit à des congés payés.

Rendez-vous compte : des congés PAYÉS. Des jours où vous êtes payés pour ne pas venir au travail. Tu es restée sidérée devant la beauté de ce concept. Cela te semblait être la plus belle idée jamais inventée.

Tu as voulu remercier Léon Blum et Martine Aubry, mais l’un est mort et l’autre enterrée.

Alors tu as simplement commencé à imaginer ce que tu ferais de ces RTT. Oh tu en ferais bon usage ! Tu rêvassais déjà à tes futurs week-ends, tes escapades, tes pauses rémunérées et légales.

Être payée à rien faire, quel luxe !

                            


Oct 25

L’infini

Un matin tu t’es levée et tu as contemplé l’infini :

l’infini de ton contrat à durée indéterminée. Ça peut durer longtemps.

L’infini ça t’a toujours fait peur. Par exemple imaginer que l’univers n’a pas de fin, et qu’on flotte parmi des milliards de galaxies, ça te fait flipper.

Ton côté “meuf super organisée” aime bien avoir un rétroplanning pour chaque projet, des deadlines, des trucs auxquels on se raccroche, un début et une fin.

En CDI tu connais le début, mais pas la fin. Enfin si : dans 40 ANS. Quand tu prendras ta retraite.

En stage c’était pas pareil. Dans ta convention il y avait écrit la durée précise, en jours. Ni un de plus ni un de moins. Environ 6 mois. Ça ne t’engageait pas trop.

Mais là, l’infinité du CDI, ça te tracasse.

                              


Oct 13

La routine

Tu sais que, pour ta propre santé mentale, tu ne devrais pas rester dans ce job et fuir au plus vite. Mais il ne faut jamais sous-estimer la force d’une chose terrible : la routine. Bien lovée dans ton petit confort, ton bureau à toi, tes horaires fixes, ta paie assurée, il serait si simple de se laisser aller à cette vie simple et médiocre.

Soudain, tu comprends pourquoi des gens peuvent rester 30 ans dans la même boîte, voire au même poste (mais là vraiment ça craint).

Il faut que tu te secoues, tu le sais : c’est écrit sur ta todo list des choses à faire dans la vie. Mais comme l’avait si bien dit un de tes profs d’école : “le quotidien [ton CDI] l’emporte toujours sur l’exceptionnel [la recherche du job de tes rêves]”.

                                      


Oct 12

L’erreur

Comment savoir qu’un job n’est pas fait pour toi ?

  • le matin tu n’as pas envie d’aller au travail. Tu te lèves simplement par routine et pour ne pas te faire virer.
  • tu n’as pas vraiment d’affinités avec tes collègues.
  • tu regardes régulièrement l’heure et te réjouis quand c’est le moment d’aller à la cantine, puis l’heure de partir.
  • quand on te demande ce que tu fais dans la vie, tu as un peu honte de répondre.
  • tu fantasmes sur le jour béni où tu donneras ta démission.
  • la paie que tu reçois à la fin du mois ne compense pas tout ça.

                                


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