Suivre @Jeune_diplomee Jeune Diplômée

Jeune Diplômée

Une jeune diplômée cherche le job de ses rêves.
Attends, c'est quoi déjà ? Ah oui, elle cherche encore.

Billets comportant le tag CDI

mai 4

Auto-débat

  • Chers lecteurs,
  • Jeune Diplômée reprend du service pour une journée, le temps d'un billet sur le thème "pour ou contre changer de job ?".
  • Bonne lecture.
  • JD
  • Pour : Je déteste mon boss.
  • Contre : Ce serait con de démissionner avant de profiter de ses congés payés.
  • Pour : Il existe forcément un métier qui consiste en autre chose que faire des tableaux croisés dynamiques sur Excel.
  • Contre : J’ai un collègue sympa. Un seul, mais c’est déjà pas mal.
  • Pour : Mes cartes de visites sont vraiment trop laides.
  • Contre : Depuis le temps que je travaille là, on va peut-être finir par m’augmenter.
  • Pour : De toute façon mon voisin d'open space ne connaît toujours pas mon prénom. Depuis 10 mois il m’appelle Julie. Moi c’est Alice.
  • Contre : La cantine est vraiment pas chère.
  • Pour : Il y a plusieurs sièges sociaux dans le quartier. Celui d’en face a l’air vraiment mieux.
  • Contre : Je vais attendre qu’ils me virent.
  • Pour : Le café n’est même pas gratuit au bureau.
  • Contre : Je connais enfin mon numéro de téléphone professionnel par cœur.
  • Pour : Je ne suis pas indispensable à ma boîte.
  • Contre : Le bureau n’est pas loin de chez moi.
  • Pour : Les cadeaux du CE sont trop pourris.
  • Contre : Je croule sous le boulot mais on m’a promis que j’aurai un stagiaire.
  • Pour : Une fille de la boîte a démissionné. Ça prouve que c’est pas si compliqué.
  • Contre : Je n'ai pas de plan B, de job de secours, ni d'héritage en vue.
  • Pour : J’aurai un pot de départ et des cadeaux.
  • Contre : Il y a déjà 3 millions de chômeurs, pas la peine d'en rajouter.
  • Pour : En tant que digne représentante de la génération Y, je n'étais même pas censée garder un job plus de 6 mois.

Oct 27

Le nouveau

Ça a commencé par une rumeur dans ta boîte : il paraît qu’il va y avoir un nouveau. Tu as vu tes collègues chercher un bureau et un PC en prévision de de son arrivée. On a murmuré un prénom.

Et puis un jour il a débarqué dans ton bureau, suivant de près la DRH qui lui faisait faire le tour de l’entreprise : “je te présente machin”.

Il était là, tout grand, tout maigre, dans son costard-cravate. Il souriait bêtement. Tu as souri aussi (avoir l’air sympa et accueillante, pour ne pas qu’il se doute que tu détestes cette boîte), dit un truc navrant du style “bienvenue” et rougi un peu.

Tu as voulu lui dire tout ce que tu aurais aimé savoir à ton arrivée : comment se repérer dans le dédale des couloirs, qui sont les gentils collègues et qui sont les cons, où est l’escalier de service (pour quand l’ascenseur est en panne), etc.

Mais non, tu n’as rien dit. Tu as juste souhaité, en ton for intérieur, qu’il se plaise plus que toi dans cette entreprise, qu’il y trouve sa place, qu’il s’y sente bien.

Et puis tu t’es souvenue : il y a un mois, la nouvelle c’était toi. Tu as l’impression que rien n’a bougé d’un pouce : toi aussi tu es là, grande, maigre, timide, mais sans le costard.

             


Oct 26

Merci Martine

Sur ta fiche de paie, tout en bas, après des dizaines de lignes de cotisations sociales incompréhensibles, tu as lu “solde RTT : 0,50”.

Tu n’en croyais pas tes yeux : tu avais droit à des RTT. D’un mois de travail naissait automatiquement une demi-journée de RTT. D’ici quelques mois tu aurais aussi droit à des congés payés.

Rendez-vous compte : des congés PAYÉS. Des jours où vous êtes payés pour ne pas venir au travail. Tu es restée sidérée devant la beauté de ce concept. Cela te semblait être la plus belle idée jamais inventée.

Tu as voulu remercier Léon Blum et Martine Aubry, mais l’un est mort et l’autre enterrée.

Alors tu as simplement commencé à imaginer ce que tu ferais de ces RTT. Oh tu en ferais bon usage ! Tu rêvassais déjà à tes futurs week-ends, tes escapades, tes pauses rémunérées et légales.

Être payée à rien faire, quel luxe !

                            


Oct 25

L’infini

Un matin tu t’es levée et tu as contemplé l’infini :

l’infini de ton contrat à durée indéterminée. Ça peut durer longtemps.

L’infini ça t’a toujours fait peur. Par exemple imaginer que l’univers n’a pas de fin, et qu’on flotte parmi des milliards de galaxies, ça te fait flipper.

Ton côté “meuf super organisée” aime bien avoir un rétroplanning pour chaque projet, des deadlines, des trucs auxquels on se raccroche, un début et une fin.

En CDI tu connais le début, mais pas la fin. Enfin si : dans 40 ANS. Quand tu prendras ta retraite.

En stage c’était pas pareil. Dans ta convention il y avait écrit la durée précise, en jours. Ni un de plus ni un de moins. Environ 6 mois. Ça ne t’engageait pas trop.

Mais là, l’infinité du CDI, ça te tracasse.

                              


Oct 13

La routine

Tu sais que, pour ta propre santé mentale, tu ne devrais pas rester dans ce job et fuir au plus vite. Mais il ne faut jamais sous-estimer la force d’une chose terrible : la routine. Bien lovée dans ton petit confort, ton bureau à toi, tes horaires fixes, ta paie assurée, il serait si simple de se laisser aller à cette vie simple et médiocre.

Soudain, tu comprends pourquoi des gens peuvent rester 30 ans dans la même boîte, voire au même poste (mais là vraiment ça craint).

Il faut que tu te secoues, tu le sais : c’est écrit sur ta todo list des choses à faire dans la vie. Mais comme l’avait si bien dit un de tes profs d’école : “le quotidien [ton CDI] l’emporte toujours sur l’exceptionnel [la recherche du job de tes rêves]”.

                                      


Oct 12

L’erreur

Comment savoir qu’un job n’est pas fait pour toi ?

  • le matin tu n’as pas envie d’aller au travail. Tu te lèves simplement par routine et pour ne pas te faire virer.
  • tu n’as pas vraiment d’affinités avec tes collègues.
  • tu regardes régulièrement l’heure et te réjouis quand c’est le moment d’aller à la cantine, puis l’heure de partir.
  • quand on te demande ce que tu fais dans la vie, tu as un peu honte de répondre.
  • tu fantasmes sur le jour béni où tu donneras ta démission.
  • la paie que tu reçois à la fin du mois ne compense pas tout ça.

                                


Oct 11

Le salaire

Le premier mois de CDI est passé et tu as reçu ton premier salaire. Cela représente presque 3 fois tes dernières indemnités de stage. Autant dire que cela te parait ÉNORME.

Au début ça te semblait un peu irréel. Tu t’es dit que le service paie avait peut-être faut une erreur et qu’en fait il faudrait rendre l’argent. Mais quelques jours plus tard les euros étaient toujours là, dormant gentiment sur ton compte.

Tu avais fait depuis longtemps une liste des choses que tu voulais t’offrir mais que tu ne pouvais pas te permettre en tant qu’étudiante. Tu as commencé à écumer les magasins et à rayer des mots de cette liste, consciencieusement.

D’après ton expérience personnelle et tes cours de micro-économie, tu es en mesure d’affirmer que tu maximises autant ton utilité avec 100€ de livres qu’avec 100€ de fringues, ce qui est plutôt rassurant. Il semblerait donc que tu ne sois pas complètement frivole.

En tous les cas, ça fait du bien d’être “riche”, enfin.

                         


Oct 10

La raison

Depuis que tu as accepté ce job, les rares fois où tu oses te plaindre, les gens te rabâchent : “estime-toi heureuse d’avoir un CDI, surtout en ce moment, c’est la crise, BLA BLA BLA”. Si tu les écoutais, tu devrais te contenter de ce CDI tout pourri et te faire une raison : réaliser ses rêves, on verra ça dans 10 ans, quand la crise sera passée.

Mais c’est insupportable d’entendre ça à 24 ans ! A cet âge on veut vivre, on a des ambitions, on ne veut pas devenir une vieille meuf aigrie ! Si on se résigne déjà, qu’est-ce que ce sera plus tard ?

                                          


Oct 9

Maître de stage

Être en CDI et être en stage, ça se ressemble beaucoup, à un détail près : on ne te prend plus pour une débutante.

Quand tu étais stagiaire, tout le monde savait que c’était plus ou moins ta 1ère expérience en entreprise, donc on partait du principe que tu ne savais rien : on t’expliquait tout (le jargon de la boîte, où était le bureau de untel, comment avoir des tickets resto, etc).

Ton maître de stage te prenait par la main pour le moindre truc (parfois au sens propre, ce qui était un peu embarrassant mais bien pratique quand même). On t’aidait, c’était facile.

Maintenant que tu es en CDI, les gens supposent que tu sais tout (par quel miracle ? on se le demande). Personne pour te montrer les trucs de base, pour t’expliquer les quelque petites choses à savoir pour bien t’intégrer. Tu as bien essayé de grappiller quelques infos auprès de la DRH, mais elle n’est pas ta mère. 

Pourquoi il n’y a pas l’équivalent des maîtres de stage pour les jeunes diplômés ? 

                            


Oct 7

L’arnaque

Objectivement, quand tu racontes ton brillant parcours académique et tes riches expériences professionnelles en entretien, tu en rajoutes toujours un peu. Oui, tu as vraiment beaucoup appris avec ce stage (surtout comment marche cette photocopieuse Xerox si capricieuse). Oui, cette option de spécialisation est le résultat d’une longue réflexion (en fait il restait ça ou option “finance de marché” au second semestre).

Et bien figure-toi que les entreprises font pareil. Elles survendent à mort les emplois qu’elles proposent.

  • tu travailleras avec le DG = tu sera rattachée à la directrice marketing, celle qui a le charisme d’une huitre.
  • tu auras des missions passionnantes = tu rempliras un base de données sur Excel
  • tu bénéficieras d’un programme d’intégration et de mentoring = tu assisteras à une réunion de présentation du groupe

Chacun arnaque l’autre, mais personne n’est dupe.

                            


Page 1 sur 3