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Jeune Diplômée

Une jeune diplômée cherche le job de ses rêves.
Attends, c'est quoi déjà ? Ah oui, elle cherche encore.

Billets comportant le tag emploi

mai 4

Auto-débat

  • Chers lecteurs,
  • Jeune Diplômée reprend du service pour une journée, le temps d'un billet sur le thème "pour ou contre changer de job ?".
  • Bonne lecture.
  • JD
  • Pour : Je déteste mon boss.
  • Contre : Ce serait con de démissionner avant de profiter de ses congés payés.
  • Pour : Il existe forcément un métier qui consiste en autre chose que faire des tableaux croisés dynamiques sur Excel.
  • Contre : J’ai un collègue sympa. Un seul, mais c’est déjà pas mal.
  • Pour : Mes cartes de visites sont vraiment trop laides.
  • Contre : Depuis le temps que je travaille là, on va peut-être finir par m’augmenter.
  • Pour : De toute façon mon voisin d'open space ne connaît toujours pas mon prénom. Depuis 10 mois il m’appelle Julie. Moi c’est Alice.
  • Contre : La cantine est vraiment pas chère.
  • Pour : Il y a plusieurs sièges sociaux dans le quartier. Celui d’en face a l’air vraiment mieux.
  • Contre : Je vais attendre qu’ils me virent.
  • Pour : Le café n’est même pas gratuit au bureau.
  • Contre : Je connais enfin mon numéro de téléphone professionnel par cœur.
  • Pour : Je ne suis pas indispensable à ma boîte.
  • Contre : Le bureau n’est pas loin de chez moi.
  • Pour : Les cadeaux du CE sont trop pourris.
  • Contre : Je croule sous le boulot mais on m’a promis que j’aurai un stagiaire.
  • Pour : Une fille de la boîte a démissionné. Ça prouve que c’est pas si compliqué.
  • Contre : Je n'ai pas de plan B, de job de secours, ni d'héritage en vue.
  • Pour : J’aurai un pot de départ et des cadeaux.
  • Contre : Il y a déjà 3 millions de chômeurs, pas la peine d'en rajouter.
  • Pour : En tant que digne représentante de la génération Y, je n'étais même pas censée garder un job plus de 6 mois.

Oct 26

Merci Martine

Sur ta fiche de paie, tout en bas, après des dizaines de lignes de cotisations sociales incompréhensibles, tu as lu “solde RTT : 0,50”.

Tu n’en croyais pas tes yeux : tu avais droit à des RTT. D’un mois de travail naissait automatiquement une demi-journée de RTT. D’ici quelques mois tu aurais aussi droit à des congés payés.

Rendez-vous compte : des congés PAYÉS. Des jours où vous êtes payés pour ne pas venir au travail. Tu es restée sidérée devant la beauté de ce concept. Cela te semblait être la plus belle idée jamais inventée.

Tu as voulu remercier Léon Blum et Martine Aubry, mais l’un est mort et l’autre enterrée.

Alors tu as simplement commencé à imaginer ce que tu ferais de ces RTT. Oh tu en ferais bon usage ! Tu rêvassais déjà à tes futurs week-ends, tes escapades, tes pauses rémunérées et légales.

Être payée à rien faire, quel luxe !

                            


Oct 25

L’infini

Un matin tu t’es levée et tu as contemplé l’infini :

l’infini de ton contrat à durée indéterminée. Ça peut durer longtemps.

L’infini ça t’a toujours fait peur. Par exemple imaginer que l’univers n’a pas de fin, et qu’on flotte parmi des milliards de galaxies, ça te fait flipper.

Ton côté “meuf super organisée” aime bien avoir un rétroplanning pour chaque projet, des deadlines, des trucs auxquels on se raccroche, un début et une fin.

En CDI tu connais le début, mais pas la fin. Enfin si : dans 40 ANS. Quand tu prendras ta retraite.

En stage c’était pas pareil. Dans ta convention il y avait écrit la durée précise, en jours. Ni un de plus ni un de moins. Environ 6 mois. Ça ne t’engageait pas trop.

Mais là, l’infinité du CDI, ça te tracasse.

                              


Oct 24

Les priorités

Tu es de nature légèrement impatiente et tu te rends compte que tu ne vas pas réussir à tout rayer de ta dodo list en 1 mois. Il faut que tu classes le bordel de ta vie par priorité :

  1. trouver un appart et quitter tes parents (ils s’en sortiront très bien sans toi, tu ne t’en fais pas)
  2. passer le permis (et l’avoir cette fois)
  3. mettre de l’argent de côté pour quand tu te feras virer/tu démissionneras (ce jour arrivera peut-être plus vite qu’on ne croit)
  4. vivre la nuit (quand on se fait chier le jour, il faut bien compenser)
  5. et le plus dur pour la fin : trouver le job de tes rêves (hahaha, ça fait 6 mois que c’est écrit sur ce post-it, tellement longtemps qu’il ne colle plus)

En bonus :

    6.  partir en vacances

                                         


Oct 22

Résiste, prouve que tu existes

Une entreprise, avec son organisation et ses collaborateurs, est une grosse machine qui peut vite te bouffer si tu n’y prends pas garde. Tu dois constamment veiller à ne pas te laisser entrainer par le mouvement, continuer à résister, du moins passivement, à ce truc que tu ne maîtrises pas.

Par exemple, tu dois résister à la pression implicite que ta boss exerce sur toi quand elle t’envoie des emails à 6h53 (du matin, faut-il le préciser ?). Tu ne dois pas céder. Toi à 6h53 tu dors encore. Et le soir, quand tu as fait ton quota d’heures, tu t’en vas. Tu as une vie après le travail, contrairement à certains de tes collègues.

De temps en temps tu te sens légèrement coupable : “pfff, se barrer à 18h30 ça craint quand même, je suis encore en période d’essai…”. Et puis quoi ? Tu vas rester là derrière ton bureau, alors que tes yeux clignent de fatigue devant l’écran et que l’on t’attend (tes potes ont mis du Jurançon au frigo) ?

Tu finis par te dire que ce serait peut-être mieux de renoncer d’avance à l’iPhone 5 de fonction que l’on t’a promis et avec lequel tu n’auras aucune excuse pour ne pas répondre à tes emails nocturnes.

                                     


Oct 13

La routine

Tu sais que, pour ta propre santé mentale, tu ne devrais pas rester dans ce job et fuir au plus vite. Mais il ne faut jamais sous-estimer la force d’une chose terrible : la routine. Bien lovée dans ton petit confort, ton bureau à toi, tes horaires fixes, ta paie assurée, il serait si simple de se laisser aller à cette vie simple et médiocre.

Soudain, tu comprends pourquoi des gens peuvent rester 30 ans dans la même boîte, voire au même poste (mais là vraiment ça craint).

Il faut que tu te secoues, tu le sais : c’est écrit sur ta todo list des choses à faire dans la vie. Mais comme l’avait si bien dit un de tes profs d’école : “le quotidien [ton CDI] l’emporte toujours sur l’exceptionnel [la recherche du job de tes rêves]”.

                                      


Oct 12

L’erreur

Comment savoir qu’un job n’est pas fait pour toi ?

  • le matin tu n’as pas envie d’aller au travail. Tu te lèves simplement par routine et pour ne pas te faire virer.
  • tu n’as pas vraiment d’affinités avec tes collègues.
  • tu regardes régulièrement l’heure et te réjouis quand c’est le moment d’aller à la cantine, puis l’heure de partir.
  • quand on te demande ce que tu fais dans la vie, tu as un peu honte de répondre.
  • tu fantasmes sur le jour béni où tu donneras ta démission.
  • la paie que tu reçois à la fin du mois ne compense pas tout ça.

                                


Oct 10

La raison

Depuis que tu as accepté ce job, les rares fois où tu oses te plaindre, les gens te rabâchent : “estime-toi heureuse d’avoir un CDI, surtout en ce moment, c’est la crise, BLA BLA BLA”. Si tu les écoutais, tu devrais te contenter de ce CDI tout pourri et te faire une raison : réaliser ses rêves, on verra ça dans 10 ans, quand la crise sera passée.

Mais c’est insupportable d’entendre ça à 24 ans ! A cet âge on veut vivre, on a des ambitions, on ne veut pas devenir une vieille meuf aigrie ! Si on se résigne déjà, qu’est-ce que ce sera plus tard ?

                                          


Oct 9

Maître de stage

Être en CDI et être en stage, ça se ressemble beaucoup, à un détail près : on ne te prend plus pour une débutante.

Quand tu étais stagiaire, tout le monde savait que c’était plus ou moins ta 1ère expérience en entreprise, donc on partait du principe que tu ne savais rien : on t’expliquait tout (le jargon de la boîte, où était le bureau de untel, comment avoir des tickets resto, etc).

Ton maître de stage te prenait par la main pour le moindre truc (parfois au sens propre, ce qui était un peu embarrassant mais bien pratique quand même). On t’aidait, c’était facile.

Maintenant que tu es en CDI, les gens supposent que tu sais tout (par quel miracle ? on se le demande). Personne pour te montrer les trucs de base, pour t’expliquer les quelque petites choses à savoir pour bien t’intégrer. Tu as bien essayé de grappiller quelques infos auprès de la DRH, mais elle n’est pas ta mère. 

Pourquoi il n’y a pas l’équivalent des maîtres de stage pour les jeunes diplômés ? 

                            


Oct 7

L’arnaque

Objectivement, quand tu racontes ton brillant parcours académique et tes riches expériences professionnelles en entretien, tu en rajoutes toujours un peu. Oui, tu as vraiment beaucoup appris avec ce stage (surtout comment marche cette photocopieuse Xerox si capricieuse). Oui, cette option de spécialisation est le résultat d’une longue réflexion (en fait il restait ça ou option “finance de marché” au second semestre).

Et bien figure-toi que les entreprises font pareil. Elles survendent à mort les emplois qu’elles proposent.

  • tu travailleras avec le DG = tu sera rattachée à la directrice marketing, celle qui a le charisme d’une huitre.
  • tu auras des missions passionnantes = tu rempliras un base de données sur Excel
  • tu bénéficieras d’un programme d’intégration et de mentoring = tu assisteras à une réunion de présentation du groupe

Chacun arnaque l’autre, mais personne n’est dupe.

                            


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